Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Stephane Claude CUNY
  • : Tout jeune je dessinais et me destinais pour la profession de Tailleur pour homme... Alors pendant mon apprentissage au sein de cette institution professionnelle et dans le cadre des de la formation en arts plastiques, je devais transcrire le sujet offert, avec ma propre vision...
  • Contact

Profil

  • Stephane CUNY
  • TRENTE DEUX ANS DE CRÉATION PICTURALE Autodidacte, j'ai exposé pendant dix ans au Salon des Artistes indépendants, au Grand Palais des Champs-Elysées à Paris... Depuis le premier janvier 2007, ma peinture prend une nouvelle orientation...
  • TRENTE DEUX ANS DE CRÉATION PICTURALE Autodidacte, j'ai exposé pendant dix ans au Salon des Artistes indépendants, au Grand Palais des Champs-Elysées à Paris... Depuis le premier janvier 2007, ma peinture prend une nouvelle orientation...

Recherche

Archives

26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 06:03

Croquis-Printemps-III.jpg

Technique employée

Ancien élève du Lycée Technique du Vêtement à Paris, dans le onzième arrondissement, j’ai appris les techniques consistant à croquer les modèles masculins, dans le but de réaliser un costume sur mesure. La technique du dessin, avec un maximum de matériel, était encouragée : Crayon, stylographe à plume ou à bille, feutre et enfin la peinture unicolore par grands traits, pour réaliser une silhouette. Puis, il fallait remplir la forme grossièrement réalisée par un motif coloré qui était sensée représenter le tissus.

Le style

Après avoir longuement cherché ma voie picturale, j’utilise cette technique pour réaliser les toiles d’aujourd’hui :

Un tracé grossier et foncé, que je remplis de couleurs vives ! Les motifs son colorés et surlignés de sombre, pour en intensifier le relief.

Pourtant majorité des œuvres présentées sont des huiles, qui utilisent différentes techniques liant intimement la matière au support, avec une méthode hiérarchisée et chronologique.

La matière

Lorsque j’ai débuté, j’employais beaucoup de pigment, le couteau donnait des effets de volume. Je recherchais le contraste entre les aplats et les reliefs mis en évidence par l’épaisseur de la matière. Mes plus anciennes toiles étaient plutôt sculptées. Enfin, j’utilisais la brosse et les doigts, pour obtenir des estompes et lier les couleurs en douceur. Je privilégiais le pigment, par rapport au support.

Le support

Après avoir mis de côté la peinture pour découvrir d’autres techniques, notamment l’informatique, j’ai eu la chance de parcourir l’Europe Centrale et m’inspire aujourd’hui de ce que j’ai vu pendant ce parcours « initiatique » à l’art populaire. En effet, les peuples d’Europe Centrale utilisent la couleur pour orner leur quotidien. Que ce soit les imprimés ou broderies des tissus, les peintures sur meubles, portes de ruches et sur les différents édifices, ils mettent en valeur le support, sur lequel ils appliquent des pigments, en quantité limitée, pour magnifier plutôt que recouvrir.

Alors, m’inspirant entre autre de différentes techniques, je laisse au support sa part de noblesse, préférant voir la toile colorée que de voir de la couleur sur un soutien indescriptible. En effet, mes toiles, recouvertes d’un enduit léger, Ce dernier laisse transparaître l’armature du tissu (ne pas oublier que ma première passion est le travail des étoffes), ensuite, outre les tracés parfois recouvrant, je pose mes pigments à la manière d’un aquarelliste : peu de matière et beaucoup de diluant à base de pétrole ou d’essence de térébenthine. Je laisse parfois les tentes se mixer entre elles, ou encore je les pose les unes après les autres, après séchage, afin de permettre à la lumière de développer l’effet de transparence sur la blancheur de la toile.

Hiérarchie, chronologie des teintes

Si cette technique s’apparente à l’aquarelle, il n’y a pas d’eau car je ne « mouille » pas le support, parfois je pose le diluant puis quelques touches de pigment et le mélange se fait naturellement. Mais contrairement à la technique de l’aquarelliste, je pose mes teintes, des plus foncées aux plus claires et pour éclaircir une teinte foncée, je dilue cette coloration par application de pétrole et frotte ma brosse sur la toile par un mouvement circulaire, laissant apparaître la toile blanche, à peine teintée. Ce qui donne certains volumes avec peu de matière.

La touche finale et la signature

J’utilise très peu de couleur blanche, sauf pour donner un effet de brillance à la lumière, ou quand je n’ai pas pu réaliser l’effet de transparence désirée, car le pigment traité au diluant, sèche très vite. Quant à la couleur noire, en dehors des croquis, elle ne me sert jamais, car je lui préfère les bleus, verts et violets sombres.

Enfin, la signature, fais parfois partie intégrante de la toile, quand elle est posée à même l’enduit, lors de la réalisation du dessin, à peine recouverte de pigment. Elle est parfois réalisée au stylo feutre, juste avant le vernissage de la toile.

Nantes, le 26 mars 2008-03-26
Stéphane CUNY - (l’homme aux pieds de caoutchouc)

Partager cet article
Repost0

commentaires

M

Merci Mr Cuny pour cette explication précise de votre technique (très intéressant !)


Répondre