Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Stephane Claude CUNY
  • : Tout jeune je dessinais et me destinais pour la profession de Tailleur pour homme... Alors pendant mon apprentissage au sein de cette institution professionnelle et dans le cadre des de la formation en arts plastiques, je devais transcrire le sujet offert, avec ma propre vision...
  • Contact

Profil

  • Stephane CUNY
  • TRENTE DEUX ANS DE CRÉATION PICTURALE Autodidacte, j'ai exposé pendant dix ans au Salon des Artistes indépendants, au Grand Palais des Champs-Elysées à Paris... Depuis le premier janvier 2007, ma peinture prend une nouvelle orientation...
  • TRENTE DEUX ANS DE CRÉATION PICTURALE Autodidacte, j'ai exposé pendant dix ans au Salon des Artistes indépendants, au Grand Palais des Champs-Elysées à Paris... Depuis le premier janvier 2007, ma peinture prend une nouvelle orientation...

Recherche

Archives

15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 09:45
Hommage à Juliane Hervé

Juliane était une petite femme rousse et pétillante. Elle était notre professeur d'Art  plastique, au lycée technique du vêtement, dans la rue des Taillandiers, à Paris.

J’avais à peine quatorze ans en 1972, lorsque je la voyais pour la première fois. Je ne me doutais pas à cette époque que j’exposerai avec elle pendant dix années au salon des Artistes Indépendants (entre 1979 et 1988), elle en était sociétaire durant de nombreuses années.

Juliane, n’avait pas d’enfant et pourtant elle savait canaliser notre attention et nous guider dans cette perpétuelle recherche de la beauté. Pour nous apporter de l’inspiration, elle aimait raconter des histoires et notamment les contes des Mille et une nuits. Ainsi, malgré notre jeunesse, l’état d’esprit imbécile inhérent à l’âge et aux poussées d’hormones, de testostérone et de boutons rouges aux pointes blanches, qui perturbaient nos relations entre adolescents et adultes, Juliane, respectueuse des individus que nous étions se faisait respectable. Elle nous a donné, avec son talent et sa pédagogie, tout son savoir-faire que certains d’entre nous exploitent aujourd’hui.

Elle est partie en 2006 et je ne lui ai pas dit au revoir. Toutefois, même si elle n’est plus parmi nous, je ressens lorsque je peins, son regard dans mon dos et son envie de guider ma main gauche sur ma toile… Elle me savait gaucher et lorsqu’elle me suggérait une correction, elle tendait sa main gauche pour frôler la feuille de dessin et y esquissait des volutes gracieuses qui suggéraient sa meilleure interprétation du sujet.

Juliane Hervé était une artiste peintre confirmée et malgré cela elle avait de la déférence à l’égard de ses élèves, contrairement à d’autres artistes qui n’ont que du mépris pour les novices et leur envie d’apprendre.

Ainsi, si la peinture correspond mathématiquement à quatre-vingt-quinze pour-cent de travail et seulement cinq pour-cent de talent, je conserve de l’enseignement de Juliane Hervé le sens de l’observation, l’étude critique des œuvres existantes de maîtres confirmés, car ces dernières ne sont pas exemptes de défauts techniques. Ceci permet à la longue l’acquisition d’une technique, puis d’un style. Enfin, la facture vient avec le temps et la somme du travail accompli.

Si vous avez connu Juliane Hervé, votre témoignage, pour lui rendre hommage, est le bienvenu sur ce site.

Partager cet article
Repost0
14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 06:40

Sophie Sirot, artiste peintre de la tendresse

Je connaissais ses œuvres grâce aux affiches qui décoraient les vitrines de Nantes, lors de ses expositions à la Galerie Nadine Moineau.

Au travers de sa peinture, j’ai toujours ressenti une immense tendresse.

Hier, pour la première fois, j’ai eu le plaisir de rencontrer cette femme, au cours d’un vernissage. Son œuvre rappelle une France insouciante et gaie, au bord de la mer, en période estivale. J’y ai vu de la tendresse, des couples se tenant la main ou la taille, qui s’enlacent, se frôlent. Des groupes d’amis ou de copains en bordée. Des copines admirant les marins qui reviennent de la pèche. D’autres, dans leurs robes qui ondulent, se mettent sur la pointe des pieds, pour observe les bateaux qui s’éloignent à l’horizon…

Le vent de Bretagne souffle sans cesse sur ses toiles, un tourbillon de gaieté, où explosent les couleurs. Il est l’élément de notre région, qui fait danser les jupes. Avec le vent, les drapeaux flottent, comme ces nappes fleuries qu’une jolie femme attache sur un fil, alors que des gallinacés gambadent sur l’herbe tendre.


Amateurs de peinture naïve, je vous recommande cette galerie virtuelle http://www.galerieparis.com
Partager cet article
Repost0